Et à part ça ?

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jeudi 27 mai 2004

Les zoulies n'images qui bougent

VLC est le lecteur multimédia qui m'a scié les pattes. Logiciel libre, il tourne sur une floppée de systèmes et supporte des terachiées de formats et fonctionnalités. Vraiment tip-top. Plus jamais le Windows Media Player !

Merci à Tristan qui l'a mentionné sur un récent billet.

mardi 25 mai 2004

Smoking Crack

Depuis le temps que le SCO Group balance des milliards de dollars en frais légaux pour essayer de convaincre l'univers que Linux leur a piqué du code, ils sont devenus un sujet de blague récurrent, noyés dans la fange et l'opprobre des techs pour les 42 décennies à venir...

Mais tout ça incite Linus Torvalds à mieux documenter la provenance du source du noyau Linux, comme il le propose dans un courriel récent sur la liste des développeurs du noyau. J'aime beaucoup le début :

Some of you may have heard of this crazy company called SCO (aka "Smoking
Crack Organization") who seem to have a hard time believing that open
source works better than their five engineers do.

Kaboom

Le Google Bombing, cette pratique qui consiste à lier avec des termes précis une page depuis de nombreux endroits afin de l'associer à ces termes dans le moteur de recherche Google, a du bon.

Allez donc voir le premier résultat (et les éventuels liens partenaires / achetés sur la droite, tant qu'à faire, si vous êtes chanceux) d'une recherche Google sur Miserable failure...

dimanche 23 mai 2004

Eat this!

Fahrenheit 9/11, le film de Michael Moore qui dénonce vigoureusement les magouilles de Bush depuis son élection de 2000 incluse, a remporté la Palme d'Or à Cannes. Lors de la projection, le film a reçu une standing ovation de 19 minutes.

samedi 22 mai 2004

Cékoidon ?

Il semblerait qu'un gros bouquin attire toujours le regard.

Hier, mon exemplaire de la 1ère édition, hardcover et roughcut, de Quicksilver: volume 1 of the Baroque Cycle, par un de mes auteurs favoris : Neal Stephenson, a attisé la curiosité de 3 personnes au moins.

À la Bulle d'abord, où Maïa a trouvé l'objet-livre lui-même très beau ; dans le métro ensuite, sur la ligne 11, alors que je rentrais chez moi après le cinéma. Une jeune fille assise à côté de moi a lu cette phrase : « “That if they unsheathed their lancets, I'd have their testicles for tennis-balls,” Roger said. ». Évidemment, ça suscite la curiosité. Elle m'a demandé ce qu'était mon livre, de quoi ça parlait, et si je lisais juste en anglais ou si je le parlais couramment.

Enfin, au sortir du métro, pris d'un accès de flemme, je m'arrêtais à mon McDo pour prendre un menu à emporter. Alors que j'attendais ma commande en lisant, un homme d'une quarantaine d'années qui était à ma gauche m'a demandé de quoi parlait mon livre, si je le trouvais bien, etc. Je m'interroge toujours sur le genre de réponse qu'attend quelqu'un qui vous demande si vous aimez un lourd bouquin en anglais dont vous êtes en train de lire la 628e page.

Ce genre de truc ne m'arrive pas quand je relis une édition poche, comme récemment Zodiac, du même auteur, absolument génial.

Le poids des mots ?

mercredi 19 mai 2004

Si tu n'es pas libre, tu sors

Manu s'est fendu d'un billet sur les récents délires de Six Apart avec Movable Type 3.0, et la notion de suffisamment libre. Il y faisait référence à un billet de Mark Pilgrim, l'homme derrière Dive Into Mark, qui détaille ces deux points avec un certain brio et une belle massue utilisée avec parcimonie et efficacité.

L'article est tellement bien que je vous l'ai traduit (avec l'accord de l'auteur, je précise). Histoire d'être irréprochable, je précise que manu a ensuite joué les relecteurs et m'a fait amender certaines parties. Ceux que ça intéresse peuvent aller consulter le résultat de nos efforts.

Les petites vérités simples

Première phrase d'un article récent dans Wired :

When it comes to the latest technology craze, Microsoft isn't known for being first or best: It's known for being biggest.

Finalement, ça résume très bien l'idée en peu de mots.

mardi 18 mai 2004

Si seulement...

Fausse couverture d'avril 2004 du Time Magazine

(via Glazblog).

Ça s'est passé près de chez vous

Au-dessus de chez moi, depuis 3–4 semaines, il y a un couple de nouveaux jeunes locataires.

Ce soir, à ma connaissance pour la première fois, le mec est en rage, j'entends des bruits sourds contre le plafond, comme des meubles qu'on déplace et des objets qu'on fait tomber, j'entends sa voix qui gueule, étouffée.

Et trois fois, la fille a ouvert la porte pour partir. Chaque fois un peu plus loin. Mais chaque fois, elle est revenue. Entendre le type l'implorer de remonter à grands renforts de « je t'aime » une fois qu'elle est dans la rue me donne la nausée. Mais pas autant que de la voir remonter.

« Je te promets, je me calme. Rentre. » Quand les femmes comprendront-elles que ça n'existe pas, ça ? Sitôt la première violence conjugale commise, la série n'aura pas de fin. Ma voisine du dessous me jure que ce soir, avant que je ne rentre, elle a entendu la fille pousser des cris effroyables, et l'a trouvée en larmes sur mon palier. Evidemment, lorsqu'elle lui a demandé si elle avait besoin d'aide, la fille a répondu non. Rha !

Et pourtant, faute d'avoir été témoin, direct ou indirect, de véritables violences, de coups et non pas seulement de cris (même si, si cela ne tenait qu'à moi, j'assimilerais les deux au regard de la Loi), je ne sais pas quoi faire. Je veux que ça s'arrête, qu'il dépressurise, l'autre connard. Et qu'elle trouve un peu de lucidité, elle. Que faire dans ces cas-là ? À partir de quand est-il efficace d'appeler les flics pour dénoncer des violences domestiques ?

Le cri, les menaces, la force : Ultima Ratio Cretinum. Je méprise les mecs qui lèvent ainsi la voix, sans même parler de la main, sur leur compagne. C'est d'une bassesse et d'une vilainerie sans nom. Dans une société si dénuée de sens civique, les femmes se doivent pourtant d'être plus fortes, et de nier leurs instincts conciliateurs aveugles pour accepter l'inévitabilité de la spirale d'échec que ce genre de comportement engendre.

Et pendant ce temps, alors que ça gonfle, s'apaise, se gonfle à nouveau là-haut, je ne sais pas quoi faire d'efficace...

Exfiltration

Finalement, pas moins de cinq apparts, dans mon immeuble et celui d'en face, ont appelé les flics. Personne pour tapage nocturne : tous pour violences domestiques. Ceux-ci ont débarqués en deux temps, au total quatre personnes. Je vous passe les détails, mais le connard du dessus appliquait à la lettre le Guide du Foirage de Dialogue Avec la Police™, nouvelle édition.

Au final, ils ont réussi à faire sortir la fille avec ses affaires, et elle est repartie chez sa mère (littéralement), escortée par les flics jusqu'à la station de taxi la plus proche. Pendant la paperasse en bas de l'immeuble, son mec hurlait à la fenêtre des trucs extraordinaires, du style : « N'y vas pas Chloé, Chloé c'est un pièèèèège ! Chloé, tu peux choisir de remonter ! Fais pas ça, putain ! Chloé, c'est les voisins qui ont appelé les flics ! Les voisins, Chloé ! Chloé, c'est des flics, merde ! C'est un piège ! ». Je savais pas que mon quartier abritait un cinéma en plein air.

Là-dessus, Monica, ma voisine du dessous, s'est mise à flipper qu'il tente des représailles, vu qu'il l'avait vue sur le trottoir. Elle me demande de dormir chez elle car elle flippe complètement qu'il défonce sa porte. Bon, okay, si ça peut la calmer. On remonte, et là on entend le type dévaler l'escalier. Les glandes médulo-surénales redoublent d'ardeur (i.e. on se prend un shot d'adrénaline à raviver un cheval mort), ouverture de la porte en panique, on rentre, on ferme, on voit dans l'œilleton le gars passer à toute bombe vers le RdC.

Finalement, il remonte et se défoule chez lui, en balançant des trucs à en croire les bruits sourds qu'on perçoit deux étages en-dessous. Mais pas de massacre à la tronçonneuse sur la porte (pas très solide, il faut le reconnaître) de ma voisine. Evidemment. En supposant que le gars réfléchisse deux minutes, il ne devrait pas tenter de représailles. Les gens qui appellent les flics pour autrui déposent direct plainte quand ce sont eux les victimes. Et ceux qui sont venus hier ont vraiment pris le type en grippe, et cherchent un prétexte pour le coffrer.

Au final, donc, tentative de dodo sur un canapé fatigué entre 2h et 7h30, avec un chat qui fout le boxon dès 6h... Bref, pas de dodo efficace. D'où rechute dans mon lit (aaaaahhhhh ! Quel bonheur !) entre 8h et 11h30. Là, je file au boulot.

lundi 17 mai 2004

Encore et toujours

En passant, ça fait un moment que je n'ai pas affirmé à la face du monde que je suis raide dingue n'amoureux de ma Doudou.

Donc paf, micro-billet qui le redit avec toute la conviction de la certitude.

mercredi 12 mai 2004

Ça fait plaisir :-)

Je viens de rejeter un œil à un très sympathique outil de conception de modèles de données que m'avait signalé Davux il y a un moment déjà. L'outil est joli et, semble-t-il, très fonctionnel. Qui plus est, il est en GPL. Mais pour moi, la cerise sur le gateau, c'est qu'il est codé en Delphi 7 / Kylix 3 avec CLX.

Allez vous faire une première idée en examinant quelques captures d'écran.

Seule ombre au tableau : visiblement, le développement a stoppé il y a près d'un an, et quelques bugs restent présents dans leur tracker. Peut-être pas grave ? Bon, je cherche toujours un bon éditeur UML qui serait du même acabit, open source et tout, moi...

mardi 11 mai 2004

Back off, iPod!

Le futur est en images (dans tous les sens du terme) dans la Wired NextFest. J'aime particulièrement le Charm Bracelet et les Sticky Cams.

lundi 10 mai 2004

Non, je n'ai pas rien à foutre !

J'entends beaucoup ces temps-ci des étudiants, collègues ou potes me dire : « Et bien maintenant que tes étudiants sont en stage, tu n'as plus rien à foutre ». Ou assimilé.

A vous tous, je dis : vous me pétez les couilles.

Visiblement, très peu de personnes ont une compréhension correcte de ce qui m'incombe au quotidien. Il est vraisemblable qu'à peine davantage de gens réalisent la masse de travail hors-cours qui revient à un enseignant.

Prenons déjà les cours. Enseigner dans une matière technique informatique, c'est très différent d'enseigner, par exemple, en lettres ou en mathématiques. En effet, une génération informatique dure moins de 5 ans. Des nouvelles technologies émergent sans arrêt. Et en plus, j'enseigne majoritairement autour de Java, qui est sans doute l'une des technos les plus bouillonnantes qui soient. De sorte que je dois tenir mon cours à jour chaque année. Rien n'est jamais acquis. D'une année sur l'autre, votre cours préparé le tour d'avant a systématiquement besoin d'une mise à jour, souvent massive.

Par ailleurs, tous mes étudiants ne sont pas partis, même s'il me reste seulement les Sups (15 personnes, 3h/semaine jusqu'à la fin mai) et les Ing2 SIGL 3j/2j (20 personnes, 4,5h/semaine jusqu'à la fin juin). En revanche, je vous accorde que ces cours-là, je n'ai pas besoin de beaucoup les préparer, contrairement à mes cours Java (notamment J2EE). Donc oui, de ce point de vue-là (donner des cours), ma charge est allégée.

En revanche, j'ai près de 800 rendus Java, réalisés par les Ing2 6/6 et 3/2, à corriger pour la fin de la semaine. Dieu merci, mes assistants s'occupent de bien 50% de ça, mais le tout demande néanmoins un planning serré, de plusieurs heures par jour pour chacun de nous trois.

Bien entendu, côté corrections, de nombreuses ombres pèsent sur mes épaules, comme les ateliers professionnels de l'automne dernier, de mars, et même—Tim Berners-Lee me pardonne !—de l'an dernier. Des tonnes de rendus à corriger à la main...

Il y a aussi Tholos, qui me demande beaucoup de temps en ce moment. Il faut terminer le développement, et parallèlement mettre en place l'extranet pour un accès extérieur, coordonner divers échanges avec les principaux intervenants de la FEDE et d'Infosup, rédiger de la doc, faire l'AQ, et j'en passe.

De-ci de-là dans mes journées, on trouve des soutenances de stage et des entretiens d'admission  des réponses aux news et aux e-mails de demande d'aide, que ce soit pour des étudiants en stage (qui viennent régulièrement passer 1h ou deux ici pour discuter de leur problème avec moi) ou des étudiants en cours (ex. projet JBlast) ; des développements internes, comme ces améliorations à venir pour l'administration système du parc étudiant Windows ou les envies d'intranet applicatif...

C'est bien simple, pour m'en sortir, il a fallu que je prenne l'habitude de tout planifier à l'avance dans mon Mozilla Calendar. Et il est plein. En fait, ça déborde.

Le prochain qui me dit que je ne fous rien... :-)

samedi 1 mai 2004

Jamais assez

Orkut - 250000 amis - Augmentez votre réseau maintenant !

Bon, donc, 250 000 gens, c'est petit joueur ? Jamais content, ce truc...